Notre approche

Too much goods

La plupart des critères internationaux sur la responsabilité sociale ont été conçus par des gens des pays développés pour une mise en œuvre dans les pays en voie de développement. Malheureusement, dans beaucoup de pays, ces critères ne sont pas en phase avec la réalité locale, et ce bien qu’ils semblent conçus de manière cohérente. Les écarts culturels (qu’est-ce qu’une cantine propre ?) ou les écarts systématiques (le temps de travail en Chine) sont des exemples rendant une approche globale inappropriée. Une première conséquence est que l’utilisation stricte de ces critères va conduire à des résultats d’audits presque systématiquement non conformes. Cela n’apporte aucune valeur ajoutée ni à nos clients ni aux usines auditées qui ne se sentent pas reconnue pour les efforts déjà réalisés dans l’amélioration des conditions sociales.

La problématique des notations est récurrente dans tous les processus d’audit et d’évaluation. Trop légère ou trop stricte, elle conduit à une note sans valeur puisque presque toutes les usines auront la même note. Mais les critères trop stricts ont une autre conséquence. Comme les usines ne peuvent atteindre le niveau attendu, elles cherchent des solutions de contournement à ce problème. Si l’approche d’audit se concentre sur la note finale (ou le certificat, ou le rapport « acceptable »…) alors tout est en place pour un cercle vicieux. L’usine cache la vérité et peut même falsifier des documents. L’audit valide un niveau conforme et le client peut dès lors se prévaloir de travailler avec une usine conforme. Il peut donc mettre plus de pression sur les autres usines et les auditeurs pour obtenir plus de rapports conformes. Ce n’est bien sûr pas lié à la performance réelle des usines en terme d’aspects sociaux, mais a plus à voir avec le savoir-faire en terme de dissimulation. Pour éviter ce genre d’approche inefficace et contraire à l’éthique, il faut éviter la cause principale que sont les critères inadéquats.

En réponse, WethicA a conçu un système d’évaluation basé non seulement sur les critères internationaux, mais qui prend également en compte les pratiques locales moyennes. Ainsi les usines sont classées vis-à-vis de leurs concurrents et non uniquement en fonction d’une vision abstraite. Ceci permet une approche incluant les aspects locaux plutôt que de considérer les exigences internationales comme plus que des principes généraux. L’un des avantages importants est de permettre aux parties prenantes de rester engagées et de favoriser ainsi des progrès réguliers.

La notation n’est pas suffisante non plus. Nous nous devons de garder à l’esprit des attentes occidentales, en particulier sur l’éthique. Ainsi, pour chaque audit, nous expliquons dans un document joint les situations locales, leurs impacts sur les ouvriers et les implications éthiques. Il est ainsi plus aisé pour nos clients de comprendre la situation aussi bien globalement que dans ses spécificités. Ainsi associées, la notation et les explications permettent à nos clients de prendre des décisions en phase avec leurs valeurs et leurs stratégies de gestion du risque.

Depuis le début de ses activités, l’équipe de WethicA se considère autant comme des consultants que comme des auditeurs. Notre métier n’est en effet pas uniquement de récolter des informations, mais aussi de rendre ces informations utiles et exploitables pour nos clients.

L’objectif de WethicA est d’être multiculturel et de faciliter les améliorations. Nous construisons des ponts entre les pays développés et ceux en développement. Nous avons une forte approche explicative pour permettre à nos clients que comprendre les situations locales plutôt que d’utiliser les informations aveuglement.

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